Le laboratoire d’analyse de l’eau de CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo

Le laboratoire d'analyse

Basé dans le parc de Pen Avel au Croisic et propriété du Conservatoire du littoral, ce laboratoire est un outil de connaissance de la qualité des milieux aquatiques. Son périmètre d’actions se situe sur la portion de littoral et sur les milieux naturels où sont focalisées les activités professionnelles comme :

  • les cultures marines,
  • la pêche à pied professionnelle,
  • la saliculture, …

L’objectif du laboratoire est d’être un dispositif de veille de la qualité des eaux et des coquillages dans le but de préserver les activités socio-économiques.

Analyses

Analyses laboratoire

Il réalise plus de 3 000 analyses/an dans le cadre des démarches bassin versant, notamment pour améliorer la qualité sanitaire des eaux des coquillages.

5 agents de l’agglo sont formés pour y intervenir.

Dans  le cadre de conventions avec les communes, le laboratoire réalise des analyses sur leurs  eaux de baignade.

Cette évolution traduit la volonté de la communauté d’agglomération de maintenir un équipement et des activités qui ont fait leur preuve.

Les autres organismes de surveillance de l’eau

Le territoire de l’Agglo est également doté d’un réseau de surveillance dense, tant sur l’eau que sur les coquillages. Outre les suivis réalisés par le laboratoire de Pen Avel en qualité des eaux, des sédiments et des coquillages, d’autres organismes interviennent sur le littoral :

  • L’IFREMER : informe sur la qualité des coquillages des sites conchylicoles au travers de données bactériologiques (REMI), de données croissances des huîtres (REMORA), de données croissances des microalgues (REPHY) et de données métaux lourds dans les coquillages,
  • les ARS Pays de la loire et Bretagne : donnent des informations sur la qualité des plages et la qualité sanitaire des coquillages des sites de pêches à pied de loisir.

Compilation des mesures

L’ensemble de ces mesures réalisées est complémentaire car elles sont effectuées à des périodes différentes, sur des paramètres et des supports différents (eau, coquillages ou sédiments).  Ils permettent d’avoir une vision de la qualité des milieux à un instant donné :

  • qualité des eaux conchylicoles,
  • qualité des eaux de baignade,
  • qualité des eaux des marais salants ou du marais doux,
  • qualité sanitaires des sites de pêches à pied professionnelles ou de loisir,
  • qualité des rejets d’eau pluviale, …

Suivre en temps réel la qualité des eaux de baignade

La qualité de l’eau de baignade fait l’objet d’un suivi régulier entre juin et septembre de chaque année, coordonné par les ARS. Les résultats de ces analyses sont consultables sur les panneaux à l’entrée des plages, mais également en temps réel sur le site internet du ministère chargé de la santé.

Ici commence la mer !

CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo a notamment pour compétence le suivi de la qualité des eaux de son territoire et continue à sensibiliser à ce sujet car il est l’affaire de tous !

« Ici commence la mer. »

Les 10 commandement de Mam Goudig !

Les 10 commandements de Mam'Goudig

I. Crottin de cheval, crotte de chien, même combat… tu n’ laisseras pas.

Ramasser systématiquement les déjections des animaux sur la plage (chiens, chevaux) qui en étant récupérées par la marée montante et descendante causent régulièrement une pollution bactériologique de l’eau, toxique pour l’Homme. Des sacs jetables sont mis à la disposition par les communes. Les vagues ne sont pas une chasse d’eau !

II. Nos mouettes et nos goélands, tu ne nourriras pas.

Tout comme pour les déjections de chien ou de cheval, les fientes d’oiseaux peuvent polluer localement les eaux de baignade. Plus on les nourrit avec des aliments travaillés par l’Homme,  plus ils vont rejeter sur le sable ou l’océan: les oiseaux sont capables de se nourrir tout seul.

III. Avec ton van ou ton bateau, tes eaux usées tu garderas.

Utiliser les aires de services de camping-cars : les visiteurs doivent utiliser les aires de services ou les toilettes publiques pour vidanger leurs réservoirs d’eaux usées pour ne pas évacuer sur la voie publique. Il ne faut surtout pas vider dans les grilles sur le sol car il n’y a pas d’égout et cela part directement… dans l’océan !

Utiliser les équipements portuaires pour les vidanges des eaux usées ou les carénages. Les eaux usées des bateaux ne doivent pas être rejetées à l’approche des côtes, dans les ports ou sur les zones de mouillage afin d’éviter toute pollution.

IV. Tes gouttières tu nettoieras.

Ne pas laisser les fientes d’oiseaux s’accumuler dans ses gouttières, surtout dans les habitations du littoral, qui seront emportées à la première pluie vers l’océan pour potentiellement le polluer : les nettoyer régulièrement et récupérer les eaux de nettoyage pour qu’elles ne repartent pas directement dans le réseau d’eaux pluviales, et donc en mer.

V. Dans nos fourrés tu t’abstiendras… ou tu ramasseras.

Tout comme ceux de nos amis les bêtes, les excréments humains contiennent des bactéries pouvant contaminer l’eau. Sur le littoral, mieux vaut s’abstenir pour éviter que l’océan ne ramasse et se pollue. L’urine est quant à elle normalement stérile.

VI. La fragilité de nos marais tu comprendras.

Les marais salants sont une curiosité et un espace de découverte exceptionnels. Mais ils restent avant tout un espace de travail et de production, un milieu humide à l’équilibre écologique fragile. Une fréquentation trop intense et des attitudes irrespectueuses risquent de mettre en péril ce patrimoine.

VII. Pas d’égout ici… dans les grilles au sol rien tu n’ jetteras. 

Ne rien jeter par terre ou directement dans les grilles d’évacuation dans les rues : à l’inverse d’autres territoires, ces grilles ne sont pas des bouches d’égout mais des grilles d’évacuation d’eau de pluie qui se rejettent directement dans la mer. Tout déchet jeté à ce niveau se retrouve directement dans l’océan.

VIII. Ton mégot tu recycleras.

Ne jetez pas vos mégots par terre : un seul mégot suffit à polluer 500L d’eau. Utiliser l’un des 200 mégotiers présents sur le territoire afin que vos restes de cigarette soient recyclés en mobilier urbain.

IX. Au drapeau violet tu n’ te baigneras pas.

Le drapeau de plage violet, un peu moins connu des usagers car récent, est installé pour la sécurité des baigneurs. Il informe d’un risque de pollution, d’une pollution avérée ou de la présence d’espèces aquatiques dangereuses dans l’eau. Comme le drapeau rouge, le drapeau violet indique qu’il ne faut pas se baigner.

X. Après chaque bronzette, place nette tu feras.

Ne laissez pas de déchets sur la plage après votre passage

L’Agglo poursuit ainsi son engagement en faveur de la qualité des eaux pour préserver notre milieu naturel des pollutions et contribuer ainsi à la santé publique.