Energie et climat

La qualité de l’air

Le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) en cours d'élaboration se base sur les données de polluants atmosphériques mises à disposition par les partenaires de Cap Atlantique (Région et Ademe Pays de la Loire).

Les polluants atmosphériques

Les oxydes d’azote. Le monoxyde d’azote se forme par combinaison de l’azote et de l’oxygène atmosphérique lors des combustions. Ce polluant principalement émis par les pots d’échappement se transforme rapidement en dioxyde d’azote (NO2). Les NOX présentent en milieu urbain deux pics de pollution aux heures de pointe. La pollution est plus forte en hiver avec des émissions plus importantes et des conditions de dispersion moins favorables. Irritant pour les bronches, ils augmentent la fréquence et la gravité des crises d’asthme (Source : Air Pays de la Loire).

Les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) regroupent une multitude de substances, d’origine naturelle ou anthropique. Les plus connus sont le butane, le toluène, l’éthanol, l’acétone et le benzène que l’on retrouve dans l’industrie, le plus souvent sous la forme de solvants organiques (par exemple, dans les peintures ou les encres). Ils ont un double effet sur la santé : un effet indirect en agissant en tant que précurseur sur l’ozone (atteintes des voies aéro-respiratoires) et un effet direct comme substance toxique (source : ADEME)

L’ammoniac est naturellement présent dans les rejets organiques des animaux. Il est aussi utilisé pour la fabrication de composés d’ammonium dans différents secteurs de la chimie (engrais, synthèse du nylon et des fibres synthétiques, fabrication des matières plastiques, etc.). A l’échelle régionale, 10% des émissions de NH3 de l’agriculture sont liées à l’utilisation d’engrais azotés. Les 90% restant sont dus à la gestion des déjections animales (stockage) et à leur épandage. L’ammoniac est également utilisé pour la fabrication de l’hydrazine, des pesticides, des détergents et des produits d’entretien. Il peut entraîner des irritations sévères voire des brûlures au niveau des muqueuses (Source : Ineris).

Les particules fines (PM10, PM2,5) sont d’origine naturelle ou humaine. Les PM10 proviennent principalement de l’agriculture, du chauffage au bois, de l’usure des routes, des carrières et chantiers BTP. Les PM2,5 sont essentiellement liées aux transports routiers, au chauffage au bois et à l’agriculture. Les épisodes de pollution par les particules fines se produisent principalement l’hiver ou au printemps. Selon leur taille, les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire. Les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes (Source : Air Pays de la Loire).

Le dioxyde de soufre provient généralement de la combinaison des impuretés soufrées des combustibles fossiles avec l’oxygène de l’air, lors de leur combustion. Les procédés de raffinage du pétrole rejettent aussi des produits soufrés. Emis ponctuellement en fonction des émissions industrielles et des phénomènes naturels, il provoque des irritations des muqueuses, de la peau et des voies respiratoires (Source : Air Pays de la Loire).

Les polluants atmosphériques sont quantifiés par l’association Air Pays de la Loire. Le poids relatif de chacun des polluants atmosphériques est détaillé ci-contre.

L’évolution des émissions de polluants depuis 2008 montre une tendance à la diminution de l’ensemble des polluants à l’exception de l’ammoniac et des particules fines PM10.

Les sources de polluants atmosphériques sur Cap Atlantique sont les suivantes :