Projets majeurs

Le parc d’activités conchylicoles de Loscolo à Pénestin

Cap Atlantique a déclaré d'intérêt communautaire la création d'un parc d'activités à vocation mytilicole situé à Pénestin, d'une emprise d'environ 8,5 hectares.

Un projet essentiel et structurant pour le développement d’une filière professionnelle emblématique du territoire !

Historique du projet

Les difficultés d’exploitation des moules en baie de Vilaine ont conduit l’Institut d’Aménagement de la Vilaine (IAV) – aujourd'hui Établissement public territorial de bassin Vilaine (EPTB Vilaine) – dès 2003 à conduire des études permettant d’évaluer le développement de la conchyliculture de l’estuaire de la Vilaine.

C’est alors l’hypothèse du regroupement des chantiers mytilicoles dans un lotissement conchylicole qui a été retenue, ainsi que la restitution des bords de Vilaine à l’espace public.

En 2005, l'Etat a retenu la commune de Pénestin comme « site pilote » pour l'étude d'implantation d'un parc d'activités à vocation conchylicole. À ce titre, l'Etat a octroyé une subvention de 150 000 € à la commune pour les études de faisabilité.

En avril 2010, au terme de ces études, Cap Atlantique a mandaté EADM Morbihan (SEM du Morbihan) pour suivre les études de définition du programme et s’inscrire dans une démarche Bretagne Qualiparc.

Le choix d’implantation du projet sur le site de « Loscolo » à Pénestin comme parc d’activités conchylicoles s’explique par :

  • un espace foncier unique de 8,5 hectares ;
  • une accessibilité aisée, même en période estivale ;
  • un éloignement des zones urbaines limitant les conflits d’usage (nuisances sonores, lumineuses et olfactives …) ;
  • un site localisé à proximité du rivage dont la qualité de l’eau est propice au pompage direct en mer.

Objectifs du projet

  • Centraliser l’ensemble des moyens de production sur un seul site en raison de la situation d’envasement de la Vilaine et ponctuellement de la désalinisation naturelle des eaux ;
  • Permettre aux professionnels d’exercer leurs activités de manière viable et durable au sein d’une zone maritime classée A pour la qualité des eaux conchylicoles ;
  • Anticiper tout risque de déclassement en zone B pour les installations actuelles ;
  • Réaliser avec et pour les professionnels, un parc d’activités innovant et de référence, respectueux de l'environnement et des conditions de travail ;
  • Favoriser le renforcement de la filière culture marine et aquaculture ;
  • Pérenniser une centaine d’emplois directs et en générer de nouveaux ;
  • Libérer les bords de Vilaine pour permettre la remise à l’état naturel des lieux.

Activités attendues sur le parc

  • Tri, lavage, purification et valorisation des coquillages, et des sous-produits le cas échéant ;
  • Vente directe au détail ;
  • Conditionnement pour l'expédition ;
  • Forte période entre juin et décembre.

Le poids économique de l'activité mytilicole à Pénestin

- Une activité dynamique où la demande est supérieure à l'offre ;
- La première activité primaire de la commune ;
- Le poumon économique pour 34 entreprises et 80 familles ;
- 4 000 tonnes de moules de bouchots expédiés chaque année ;
12 millions d'euros de chiffre d'affaires ;
- 90 emplois soit 82 Equivalents Temps Plein ;
- Un site unique en Bretagne sud ;
- La qualité d'un produit reconnue par le label national "moule de bouchots" ;
- 25 kilomètres de littoral jalonnés par les activités de la mytiliculture et du tourisme.

Les éléments clés de l'aménagement

  • Surface globale du projet : 8,5 ha sur deux tranches ;
  • Surface cessible : 5,4 ha au total dont 4,2 ha pour la première tranche de travaux.

Ouvrages primaires

  • Voiries internes et parkings ;
  • Viabilisation des parcelles (assainissement, terrassement, eau potable, eau de mer, électricité …);
  • Gestion des eaux de pluie ;
  • Espaces verts.

Les ouvrages nécessaires au fonctionnement des activités

  • Réseaux d’eau de mer : pompage en mer, réseau d’acheminement sous domaine public, bassins de réception et de décantation avant rejet et circuit d’eau de mer intérieur ;
  • Espace de valorisation des sous-produits de la mytiliculture comme les coques de moule, le byssus ;
  • Aire de lavage du matériel et des véhicules, alimentée par un bassin de récupération des eaux de pluie.

Une prise en compte environnementale forte

Du pompage de l’eau de mer au circuit de distribution, jusqu’au rejet en mer de l’eau traitée :

  • L'eau de mer pompée, fournie aux entreprises mytilicoles, sera de bonne qualité : de classe A, le niveau maximum attribuable à une qualité d'eau de mer ;
  • Après utilisation par les professionnels, l'eau de mer sera contrôlée afin de répondre aux exigences de la Loi sur l'eau et respecter les usages de baignade et de mytiliculture.

Assainissement des eaux usées et des eaux pluviales (distinct du réseau eau de mer)

  • Le regroupement des activités facilite le raccordement au réseau d'assainissement des eaux usées ;
  • Les eaux pluviales seront collectées sous forme de noue et évacuées vers un bassin dédié avant rejet.

Intégration paysagère 

  • La trame bocagère existante, notamment les haies en périphérie du site, sera conservée et un soin particulier sera apporté à l'intégration paysagère des bâtiments ;
  • Plusieurs poches de boisements seront maintenues à l'intérieur du parc.

Faune/flore 

  • L’objectif est de ne pas apporter de modification significative au fonctionnement écologique ;
  • Les milieux bocagers, les sites Natura 2000 de l’estuaire de la Vilaine et de la baie de la Vilaine et les habitats d’intérêt communautaire comme la falaise et les milieux rocheux marins seront conservés ;
  • La continuité de la circulation des espèces pendant les travaux et en activité sera assurée.

Déplacements 

  • Les flux professionnels et touristiques seront gérés de façon différenciée et la desserte des riverains sera sécurisée.

Energie 

  • Le projet sera inscrit dans le Plan Climat Energie Territorial de Cap Atlantique.