Le Château de Ranrouët : un patrimoine à découvrir
À l’ombre des chênes centenaires se dévoile l’imposante silhouette des vestiges du château de Ranrouët.
Les "bastions" ou enceintes bastionnées sont des éléments de fortifications qui enserrent un ouvrage. Ils sont généralement constitués d’un talus de terre adossé à un mur de pierre, l’escarpe. Le talus constitue une plate-forme, la banquette, où sont placées les pièces d’artillerie.
Le système sera repris par Vauban à l’échelle des villes quatre-vingt ans plus tard.
Le château de Ranrouët est entouré d’un réseau de douze pointes rayonnantes. Sur chacune des pointes, on pouvait disposer un canon qui permettait de faire des tirs croisés.
La cour intérieure mesure quarante-deux mètres d’Est en Ouest et vingt-cinq mètres du Nord au Sud.
Elle est un lieu de vie essentielle du château, c’est un endroit animé.
Il faut s’imaginer que le long des courtines se trouvait diverses constructions en bois qui donnaient sur la cour (ateliers...). Les tours étant assez sombres, on préfère travailler à l’extérieur à la lumière du jour.
Lors des différentes fouilles qui ont été menées dans la cour, on a retrouvé un chemin pavé qui allait de l’entrée jusqu’au logis.
Une barbacane, dont l’origine vient d’un terme arabe, est un ouvrage défensif avancé, placé devant une porte ou un organe d’accès, comme un pont.
On en trouve devant les entrées des châteaux mais aussi de certaines enceintes urbaines.
La vulnérabilité des entrées entraîna une refortification permanente du début du millénaire jusqu’au 16e siècle, c’est pour cela que les exemples conservés sont souvent des constructions de la fin du Moyen Age.