Une barbacane est un ouvrage défensif avancé, placé en avant de portes ou d’organes de passage tels que les ponts.
La vulnérabilité des accès des châteaux, mais aussi des entrées des enceintes urbaines médiévales, a conduit, entre l’an Mil et le 16e siècle, au renforcement des fortifications par des barbacanes, véritable filtres d’accès aux fortifications. La majorité de ces ouvrages adopte un plan semi-circulaire, mais parfois un profil rectangulaire ou polygonal. Les accès sont stratégiquement désaxés par rapport au site que la barbacane protège.
Au fil du temps, les fortifications du château s’adaptèrent aux nouveautés de l’armement, comme l’apparition de l’artillerie. Les ajouts successifs s’organisèrent de manière concentrique autour du premier château du 13e siècle, lui-même sujet à réaménagement. Dans des périodes de paix, c’est le côté domestique qui a été perfectionné pour augmenter le confort du site. Ranrouët fut donc à la fois une forteresse et une résidence seigneuriale confortable.
Le châtelet d'entrée du château est précédé par la barbacane qui en assure la défense. L’accès de la barbacane à cette entrée est un pont fixe ou dormant, et, devant la porte par un pont-levis. Ces éléments ont disparu mais ont laissé des traces.
Les douves sont de larges et profonds fossés remplis d’eau qui ceinturent une structure et créent un obstacle.
Les douves du château de Ranrouët ont été creusées dans la seconde moitié du 14e siècle dans l’effort de refortification qu’apporta Guy de Rochefort au château. Avec la terre des douves, il enserra le château d’un bourrelet défensif que l’on appelle boulevard. Celui-ci était certainement hérissé de pieux.
Aujourd'hui, le boulevard est une promenade qui permet de circuler autour du château de Ranrouët.
Les "bastions" ou enceintes bastionnées sont des éléments de fortifications qui enserrent un ouvrage. Ils sont généralement constitués d’un talus de terre adossé à un mur de pierre, l’escarpe. Le talus constitue une plate-forme, la banquette, où sont placées les pièces d’artillerie.
Le système sera repris par Vauban à l’échelle des villes quatre-vingt ans plus tard.
Le château de Ranrouët est entouré d’un réseau de douze pointes rayonnantes. Sur chacune des pointes, on pouvait disposer un canon qui permettait de faire des tirs croisés.
En architecture, un corps de logis est un bâtiment principal ou central.
Elément majeur du château de Ranrouët, il a malheureusement en grande partie disparu.
Ce corps de logis a été construit par Jean IV de Rieux au début du 16e siècle, peut-être suite à une donation de cent mille écus par Anne de Bretagne. On dit que c'est l’œuvre majeure menée par ce personnage dans le château de Ranrouët.