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Glossaire paludier

Lasse ou las

Le lasse  est un rouable utilisé lors de la récolte du gros sel. L’instrument est équipé d’un manche de 5 m et d’une planchette rectangulaire ou maille de 1,20 m de long. Cette dernière présente un dos et un fil, un peu comme un couteau. Pour la prise de sel, la maille est tendue à l’aide d’une cordelette haubanée au manche par un nœud de charpentier. Le lasse se manie avec force et précision. Le contact avec le sol est limité de manière à éviter le déplacement des particules d’argile qui se détachent du fond de l’œillet et salissent le sel. Le paludier synchronise ses gestes, utilise le biseau de la planchette ou fil pour pousser l’eau devant lui, le dos pour tirer le sel à lui. De la flexibilité du manche, il tire parti pour ramener l’instrument lorsqu’en bout de course la maille risque de marquer le sol de l’œillet. Les manches (ou pieds), en particulier les manches de lasses en châtaignier, étaient livrés par des artisans de Mayun, village de la Chapelle-des-Marais, aux portes de la Brière. Les difficultés d’approvisionnement en manches de qualité depuis la fin des années 1970 ainsi que le souci d’efficience technique et d’économie de peine ont conduit les paludiers à améliorer de nombreux outils en faisant appel aux matériaux modernes (PVC alimentaire, résines, fibre de carbone…).

Lousse à sel fin

La lousse est constituée d’un manche et d’une mince planche ou maille d’une vingtaine de centimètres de large et d’une cinquantaine de longueur. Lors de la cueillette, l’outil est passé lentement sous le sel, le tasseau médian brise la croûte reçue sur la maille. Pour optimiser la cueillette et assurer un meilleur confort de travail, des lousses-tamis en plastique alimentaire ont été mises au point : l’inclinaison du manche est réglable par une vis à papillon.

Trappe de vasière 

La trappe est le dispositif permettant d’admettre l’eau dans la vasière. Elle est installée côté étier. Elle se compose d’une carrée de menuiserie fixe et d’une vanne à pelle coulissant dans les longerons verticaux de cette dernière. La carrée est chevillée à une conduite d’eau ou cui, adduction souterraine qui met étier et vasière en communication. Le dispositif est complété d’une cuve en argile : vasque étanche qui fait barrage à l’écoulement de l’eau emprisonnée dans la vasière.

© Musée des Marais Salants

Date de Publication: 
15/03/2011 - 01
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