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Le Programme de restauration des cours d’eau et marais du Mès et de Pont-Mahé

Cap Atlantique s’est engagée dans une opération de restauration et d’entretien des cours d’eau et marais des bassins versants du Mès et de Pont Mahé.

Cette action a débuté en 2006 par une étude de définition d’un programme de travaux. Après validation de ce dernier par un Comité de Pilotage rassemblant tous les acteurs (communes, profession agricole, naturalistes,...), la communauté d’agglomération a décidé d’en être maître d’ouvrage.

Les travaux ont débuté en septembre 2011 et dureront 5 années.

Coût global : environ 1 M € HT financés à hauteur de près de 80 % par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, la Région des Pays de la Loire et le Conseil Général du Morbihan et 20% par Cap Atlantique.

  

Le Mès et l’Etier de Pont Mahé

Le bassin versant du Mès (cours d’eau du Mès et Marais de Pompas) occupe une surface de 133 km2 sur les communes de Guérande, La Turballe, Piriac-sur-Mer, Mesquer, Saint- Molf, Assérac, Saint-Lyphard et Herbignac (Loire-Atlantique) et Férel (Morbihan).

Le Mès prend sa source sur la commune de Guérande, entre le Lycée Professionnel Expérimental « Olivier Guichard » et le Moulin du Diable et s’écoule ensuite en direction de l’étang de Kercabus puis de Bouzaire, avant de rejoindre les marais de Pompas au niveau de Kerozan et Gras.

Il se jette dans les traicts de Pen-Bé en passant par le pont de la Voûte sur la RD 33 entre Assérac et Saint-Molf.

Le bassin versant de l’étier de Pont Mahé (étier de Pont Mahé, Marais de Pont Mahé et Etang du Pont de Fer) occupe une petite surface de 29 km² sur les communes d’Assérac (Loire-Atlantique) ainsi que Camoël et Pénestin (Morbihan). L’étier de Pont Mahé naît à l’étang du Pont de Fer, étang lui-même alimenté par deux petits ruisseaux venant de Camoël.

Ces deux bassins versants sont organisés de la même manière.

  • La partie amont bocagère est représentée par des cours d’eau de petite taille avec des étangs sur cours ou en dérivation et des tronçons aux assecs plus ou moins prononcés. Ces cours d’eau ont subi une altération importante en raison des opérations de remembrements.

  • La partie centrale est constituée de grandes zones humides : marais de Pompas (765 ha) et marais de Pont Mahé (308 ha). Ces ensembles, sous influence marine, constituent des milieux d’une grande valeur écologique (Natura 2000). L’activité agricole (fauchage et pâturage extensif) est très présente sur Pont Mahé, moindre sur Pompas. La valeur biologique de ces espaces est très dépendante de l’agriculture traditionnelle d’élevage.

      

  • La partie estuarienne est axée sur les marais salants et l’ostréiculture (huîtres) sur le Mès et la mytiliculture (moules) sur la baie de Pont Mahé.

Malgré sa petite taille, le Mès est un cours d’eau remarquable à l’échelle de la côte Atlantique. En effet, il est l’un des derniers "fleuve" côtier à avoir conservé un fonctionnement très naturel dans sa partie estuarienne où la mer, en l’absence de vannage, entre et sort librement, au rythme des marées.

 

Pourquoi des travaux ?

Les objectifs sont multiples :

  • Conforter et/ou offrir des conditions d’exploitation favorables pour l’agriculture sur les marais du Mès et de Pont Mahé, activités agricoles à la base de la valeur écologique des sites (complémentarité avec Natura 2000),
  • Conserver et/ou améliorer la valeur écologique des zones humides et des cours d’eau (Directive Cadre sur l’Eau),
  • Améliorer le fonctionnement des marais au profit des activités salicoles et conchylicoles et plus globalement du milieu marin,
  • Limiter l'érosion dans la partie cours d’eau pour éviter le colmatage des canaux de marais,
  • Optimiser les conditions d’accueil de l’anguille,
  • Réappropriation et réhabilitation collective d’un patrimoine local «oublié», élément du cadre de vie du territoire : les zones humides et les cours d’eau.

 

En savoir plus sur l'anguille : LOGRAMI

 

Quels types de travaux ?

Dans les cours d’eau : il s’agit de re-naturation, en travaillant sur la végétation des berges (abattage ou plantation), en diversifiant les habitats naturels du lit (apports de granulats, création de courants variés,..) et en créant des passes à poisson pour les anguilles.

 

Dans les marais : il s'agit essentiellement de curage de canaux ainsi que d'installation de clôtures et systèmes d'abreuvement pour éviter l'érosion des berges. Des chantiers d'abattage d'arbres sont également prévus pour réouvrir certaines zones de marais.
 

Vous êtes agriculteur ou propriétaire en bordure de cours d'eau ou marais sur les bassins versants du Mès et de Pont Mahé et souhaitez en savoir plus sur le Programme de restauration des cours d’eau et marais du Mès et de Pont-Mahé, vous pouvez contacter la Direction de l'Environnement et des Economies Primaires au 02 28 54 13 10.

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