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Signature d'une convention de sécurisation en eau potable de l'Ouest de la Loire-Atlantique : un projet stratégique de plus de 55 millions d'euros !

Le 3 juillet 2013, Yves Métaireau, Joël Batteux et Gilles Retière, Présidents de Cap Atlantique, de la CARENE et de Nantes Métropole, ont signé une convention pour la sécurisation en eau potable de l'Ouest de la Loire-Atlantique.

 

Le projet

Le secteur Nord-Ouest du département (de Saint-Herblain à la Presqu'île de Guérande) compte le plus grand nombre de collectivités et les besoins en eau potable y sont les plus importants. En 2005, une étude du "Schéma Départemental de Sécurisation de l'Alimentation en Eau Potable de la Loire-Atlantique" a conclu à un déficit de ressource en jour de pointe à l'horizon 2020-2025, une situation que peuvent particulièrement connaître les territoires de la CARENE et de Cap Atlantique durant la période estivale. Ainsi, en s'appuyant sur les ressources de Férel, de Campbon et de Nantes Métropole, un programme d'actions a été défini, avec les aménagements suivants :

  • renforcement du réseau d'adduction d'eau potable par une nouvelle canalisation entre la station de stockage et de surpression de La Contrie à Nantes, et le réservoir de la Plaudière à Campbon ;
  • renforcement des capacités de pompage de Nantes Métropole à la Contrie ;
  • renforcement des capacités de stockage et de pompage de l'usine élévatoire de Sainte-Anne à Vigneux-de-Bretagne ; 
  • création d'une nouvelle liaison entre le réservoir de la Plaudière à Campbon et le Truchat à La Baule pour sécuriser et renforcer l'alimentation de la CARENE et de Cap Atlantique.

Tous ces nouveaux tracés ont été établis en évitant au maximum les zones urbanisées ou urbanisables, ainsi que les zones protégées et sensibles et en cherchant à les rendre communs avec les réseaux souterrains existants.

L’interconnexion, une solution qui allie sécurité et qualité pour Cap Atlantique

Le "Schéma Départemental de Sécurisation de l’Alimentation en Eau Potable" a défini les opérations nécessaires à l’approvisionnement en eau au niveau départemental.

Pour Cap Atlantique, les besoins du jour moyen de pointe sont évalués à 40 000 m3/j à l’horizon 2030-2035. En cas de problème à l’usine de Férel, celle de Campbon nous fournit 30 000 m3/j à partir de la liaison Campbon-Férel. Dans cette perspective, c’est l’usine de Sandun qui doit produire les 10 000 m3/jour manquants.

L’alternative à ce fonctionnement par Sandun, est une interconnexion avec Nantes Métropole qui dispose avec ses pompages en Loire d’une ressource très abondante. Cette interconnexion permet de disposer d’un débit de 600 m3/heuregarantissant ainsi largement les 10 000 m3/j nécessaires.

La solution d’interconnexion avec Nantes offre une perspective pérenne non seulement de la sécurisation du territoire de Cap Atlantique mais également une diversification des sources d’approvisionnement particulièrement importante dans le cadre du développement du territoire de Cap Atlantique. L’interconnexion offre en effet une possibilité d’approvisionnement à 600 m3/h, soit potentiellement jusqu’à 14 400 m3/j et plus de 4 millions de m3 à l’année.

L’usine de Sandun est quant à elle alimentée par un bassin versant de petite taille qui limite grandement sa capacité de production annuelle. Elle produit 500 m3/h, 10 000 m3/j et 1.2 millions de m3 en période favorable. De plus, l’évolution de la réglementation concernant la qualité de l’eau brute et de l’eau traitée (Carbone Organique Total, …) présente des questionnements dans l’avenir notamment sur la filière de traitement.

Le financement

Le coût total des opérations est estimé à 55 583 000 € HT. La participation de Nantes Métropole est estimée à 6 800 000 € HT, celle de la CARENE à 38 683 000 € HT et enfin celle de Cap Atlantique à 10 100 000 € HT. Ces montants sont définis sur la base des conditions économiques de janvier 2010. Après actualisation, le montant global de l'opération est estimé à ce jour à environ 61 millions d'euros HT.

Grâce à la convention, Cap Atlantique pourra ainsi disposer d’un débit de 600 m3/h d’eau potable en provenance de Nantes avec un engagement d’achat d’un minimum de 1 300 000 m3/an au prix de 0.555 euros HT/m3 décomposé comme suit :

  • 0.48 euros HT/m3 (y compris les redevances agence de l’eau et voie navigable) pour acheter l’eau à Nantes Métropole. Sur ces 48 cts, 10 cts permettent le financement de la nouvelle usine de Nantes prévu dans le cadre d’un emprunt sur 20 ans.
  • 7.5 cts HT/m3 pour couvrir les frais d’exploitation de la CARENE liés au transport de l’eau entre Vigneux-de-Bretagne et Sandun.

Le calendrier

Après les phases d'études et d'enquête publique, la phase travaux va s'échelonner entre 2014 et 2017 :

  • 2014 : construction de la station de pompage de Vigneux-de-Bretagne ;
  • 2015 : construction de la station de pompage de Nantes et pose de nouvelles canalisations entre les réservoirs de la Plaudière à Campbon et Trignac ;
  • 2016 : pose de nouvelles canalisations entre le réservoir de la Plaudière et la station de stockage de La Contrie ;
  • 2017 : pose de nouvelles canalisations entre Trignac et le Truchat.

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